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Comment les paysages du Midi français sont-ils
devenus méditerranéens ?
Un modèle de méditerranéisation des
paysages.
Introduction : Des paysages construits par lHistoire.
Le paysage méditerranéen caractéristique
est fait de forêts de pins, de roche à nu, de rivières
à sec. 5000 ans auparavant, pourtant, les forêts étaient
de chênes, les sols épais, les rivières plus
régulières. Le paysage actuel est donc le résultat
de l'action de l'Homme.
1 Les interventions anthropiques régionales :
les versants.
- Les défrichements provoquent lérosion des
sols. Le premier défrichement, protohistorique, fut très
ablatif. Et toute recolonisation suivie de nouveaux défrichements
entraîne une nouvelle érosion. Le défrichement
par le feu est particulièrement destructeur : lérosion
hydrique mécanique est multipliée par 100 !
- Lérosion cause une réduction des sols et corrélativement
une baisse de la phytomasse. La forêt reculant, les apports
organiques diminuent et les sols deviennent plus minces. Dans ces
conditions édaphiques aggravées, la végétation
devient plus xérophile : pins dAlep, garrigues,
maquis. Cette nouvelle végétation produisant elle-même
peu de matières organiques contribue à son tour au
ralentissement de la pédogenèse : elle sauto-entretient.
- Leur amincissement réduit également la capacité
des sols à stocker les précipitations, qui arrivent
ainsi plus vite dans les talwegs, provoquent des crues accentuées ;
les étiages estivaux sont également plus marqués,
certains cours deau devenant des oueds
2 Les interventions anthropiques locales : les
talwegs.
- Lirrigation, qui prélève de leau en
été, accentue également les étiages.
- Lextraction de quantités considérables de
matériaux dans le lit mineur provoque son abaissement. Une
érosion linéaire régressive se déclenche
en réponse, bouleversant les paysages damont. Parallèlement,
la nappe phréatique sabaisse, favorisant le développement
dune végétation moins hygrophile.
- La calibration des lits mineurs augmente la vitesse des cours
deau ; les inondations dans le lit majeur diminuent,
favorisant la poursuite de labaissement de la nappe phréatique
et la xérophilisation de la végétation.
Conclusion : Le XXème siècle.
Les actions anthropiques sur les versants sont millénaires
et aujourd'hui se réduisent. Celles sur les talwegs concernent
surtout le XXème siècle et samplifient,
parallèlement au développement touristique et urbain,
dans un contexte végétal qui va en se tropicalisant. Crues
et incendies dévastateurs modèlent le paysage de la métropolisation.
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