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Les compagnies aériennes « low cost » : vers une nouvelle géographie des réseaux ? Approche comparée Europe – États-Unis Pierre Zembri Géographe, Université de Cergy-Pontoise |
| Le phénomène low cost est apparu aux Etats-Unis
dans le contexte de la déréglementation du transport aérien
initiée en 1978. Alors que les grandes compagnies en place subissent
de plein fouet une concurrence généralisée et découvrent
qu'elles peuvent être mortelles (ce fut le cas de Pan Am et
de TWA), de nouveaux entrants sur le marché prospèrent en
pensant différemment l'ensemble de leur offre, de façon
à proposer des prix très bas : les appareils utilisés
sont neufs et leurs aménagements intérieurs optimisés,
le service à bord devient payant, la billetterie est dématérialisée,
les avions tournent davantage, les équipages sont réduits,
etc. Les compagnies low cost n'assurent que des vols intérieurs
(d'échelle tout de même continentale), ce qui minimise
les contraintes d'exploitation. Enfin, elles développent,
du moins au début, des réseaux dits « point à
point », sans organiser de correspondance.
L'ensemble des compagnies low cost européennes se réclament de ce modèle. Est-ce vraiment une transposition pure et simple ou y-a-t-il eu un certain degré d'adaptation ? Cette question n'est pas anodine dans la mesure où de nombreux analystes tentent d'opérer une prospective des compagnies low cost européennes en fonction de ce que sont devenus les modèles nord-américains dont elles se réclament. Le géographe se préoccupera pour sa part des stratégies de desserte, notamment au regard de celles des compagnies classiques : existe-t-il des territoires gagnants et des territoires perdants par rapport à une situation antérieure jugée insatisfaisante ? Les gains et les pertes sont-ils durables ?
Structure du réseau Southwest (février-mars 2004).
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