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La convergence de l'informatique et des réseaux de télécommunications,
la versatilité géographique presque sans limites de l'information
économique numérisée, semblent mettre à
mal les schémas économiques territoriaux. On parle de
délocalisation des services, d'entreprises et de travailleurs
nomades, de territoires qui se fragmentent ou « s'effilochent ».
Pourtant, on est loin de la disparition des territoires. Car si l'utilisation
optimale des TIC complexifie le portefeuille de localisation des firmes,
ces dernières restent des consommatrices d'espace exigeantes,
de plus en plus attentives aux aménités locales (y compris
en matière de réseaux de télécommunications).
C'est par exemple le cas lors des choix d'implantation de
centres d'appel ou de centres de services partagés. Ce
qui vaut pour les firmes vaut pour les individus. Les logiques spatiales
du télétravail, par exemple, peuvent conforter des territoires,
en favorisant les choix de localisation liés à la vie
personnelle, au détriment des logiques purement marchandes. Paris
ou la Creuse ? Grenoble ou Bengalore ? Montpellier ou Casablanca ?
Plutôt qu'à un changement complet de paradigme, on
assiste à une complexification de la division spatiale du travail
et à un brouillage des hiérarchies et des échelles
géographiques. Un processus dans lequel chaque territoire a sa
partie à jouer.
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