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Le cas du fabricant européen de semiconducteurs STMicroelectronics
illustre la nécessité pour les firmes « globales »
de se projeter sur des marchés toujours plus vastes et renouvelés,
en coordonnant des réseaux et territoires différents.
Avec 16 sites d'implantations de part le monde, aux Etats-Unis, en
Europe et en Asie, ST est une entreprise née en 1987 d'une fusion
entre l'italien SGS Microelectronica et le français Thomson-Semiconducteurs.
Ses clients sont d'origine européenne ou américaine,
mais la répartition géographique des ventes reflète
la migration continue de la fabrication vers la région Asie-Pacifique.
ST demeure en 2005 dans palmarès du « top 10 »,
mais recule entre 2002 et 2005 de la 3° à la 6° place,
tandis qu'en interne s'opère le renouvellement des dirigeants
historiques de la compagnie.
La firme s'inscrit dans un ensemble d'associations et de réseaux en
évolution constante pour partager les coûts de production
et recherche (ST-Philips-Freescale à Crolles). Les réseaux
et leurs spatialités multiples constituent des champs de forces
instables, traduisant l'incertitude des marchés et permettant
d'éclairer la concurrence des territoires.
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