|
LE DROIT À L'ALIMENTATION UN COMBAT DES ÉTATS, DES OIG Jean Mayer Membre de la commission
internationale d'Amnesty International (section française), |
|
Dans la réalité contemporaine, que la mondialisation rend encore plus complexe, les droits humains sont encore trop souvent ignorés, refusés, voir violés, et parmi ceux-ci le premier d'entre eux -chronologiquement parlant- le droit à la vie, c'est-à-dire pouvoir se nourrir pour pouvoir survivre. Le droit à l'alimentation, inscrit dans les normes internationales (déclaration universelle, pacte des droits économiques et sociaux) constitue la référence majeure, qui implique pour sa mise en Suvre le concours de plusieurs niveaux, dans différentes directions. 1) Au niveau national, la réalisation de ce droit implique le devoir de chaque Etat d'appliquer des politiques agricoles visant à produire des denrées essentielles, afin d'assurer l'auto-suffisance alimentaire nécessaire. Pour atteindre cet objectif, l'Etat doit également respecter d'autres droits fondamentaux. D'une part, il doit mettre lui-même en Suvre le droit au travail, en développant des activités productives et rémunératrices, ainsi que des droits à l'éducation (y compris à la formation professionnelle), à la santé et au logement. D'autre part, il doit protéger la liberté de travailleurs de s'organiser librement en syndicats et/ou en coopératives agricoles. 2) Au niveau international, la satisfaction des besoins alimentairs
dépend : 3) L'action des ONG de la société civile, enfin, est l'oeuvre soit directement des ONG d'assitance technique (ACR, CCFD..) ou indirectement d'AI (ex. dans les cas de discrimination), ainsi que d'autres groupes d'opinion et de mouvements de pression. |
|
|
|
|